Légionellose : un risque en recrudescence

Après plusieurs années de recul, la légionellose connaît aujourd’hui une certaine recrudescence. En Europe, par exemple, pour la seule année 2017, pas moins de 9 238 cas ont été notifiés dont près des deux-tiers dans quatre pays seulement : Italie, France, Espagne et Allemagne. A elle-seule, la France a enregistré une augmentation importante, le nombre de cas étant passé de 1218 en 2016 à 1630 en 2017*…

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Carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies qui recense les cas de légionellose en Europe, en 2017

La légionellose est une maladie d’origine bactérienne qui entraîne une infection pulmonaire aiguë de type pneumopathie. Elle est causée par la Legionella, une bactérie présente dans le milieu naturel mais qui peut proliférer dans les sites hydriques artificiels lorsque les conditions de son développement sont réunies, particulièrement entre 25 et 45°C. Parmi ces milieux artificiels figurent les réseaux d’eau chaude, les tours aéro-réfrigérantes et d’autres installations comme les bains à remous (jacuzzi), les climatiseurs, les humidificateurs, les fontaines décoratives, les aérosols ou les appareils à thérapie respiratoire. Selon l’Institut Pasteur, même si le genre Legionella regroupe une cinquantaine d’espèces avec plusieurs dizaines de séro-groupes, plus de 90% des cas de légionellose sont dus à la seule Legionella pneumophila.

La contamination se fait principalement par voie respiratoire, via l’inhalation d’eau contaminée diffusée en aérosol (la transmission inter humaine est exceptionnelle). La période d’incubation étant en général de 2 à 10 jours, il importe de réagir vite en cas de contamination. D’où l’intérêt de disposer d’outils de détection fiables et rapides. Mais jusque-là, les solutions existantes permettaient de détecter et quantifier les bactéries en 12 à 15 jours en laboratoire. Après plusieurs années de recherche, une équipe de chercheurs a mis au point une solution particulièrement innovante qui permet de ne plus attendre que 48 heures pour être fixé sur la proportion de bactéries par litre et ainsi prendre les décisions qui s’imposent. Vous pourrez découvrir cette innovation majeure sur Pollutec 2018 !

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

La légionellose (legionnaire’s disease en anglais) doit son nom à une épidémie survenue en 1976 chez 182 participants d’un congrès de la Légion Américaine à Philadelphie, dont 29 sont décédés : la bactérie Legionella pneumophila, qui affectionne particulièrement les eaux tièdes (de 30° à 60°), s’était propagée par le système de climatisation de leur hôtel (source : Institut Pasteur).

*Chiffres INVS/Santé publique France

 

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