La Convention API pour l’agriculture périurbaine signée sur Pollutec 2018

Des partenaires majeurs qui s’associent pour l’agriculture de demain

De nombreux temps forts sont venus rythmer, en novembre dernier, l’édition 2018 de Pollutec. Parmi eux, la signature de l’ambitieuse Convention API pour l’agriculture périurbaine. Retour sur cet événement majeur pour l’agriculture de demain.

Mardi 28 novembre, vers 11h, une véritable effervescence a commencé à gagner le stand Suez. Le groupe français de gestion de l’eau et des déchets avait vu les choses en grand avec son stand tout en bois reconnaissable entre tous. C’est ici que les cinq partenaires signataires de la Convention API se sont réunis : Cyril Courjaret pour Suez Auvergne – Rhône-Alpes, Gérard Bazin pour la Chambre d’Agriculture du Rhône, Antoine Duperray du Syndicat Mixte Hydraulique Agricole du Rhône, Philippe Puthod pour Eiffage Centre-Est et Ferenc Szilagyi de Blue Line Logistics. Tour à tour, ils ont rappelé leur ambition en matière d’agriculture, sous l’œil attentif du vice-président de la métropole de Lyon en charge du développement durable et de l’agriculture, Bruno Charles. Les objectifs de la Convention API pour l’agriculture périurbaine sont triples. L’API, c’est d’abord un volet agricole qui met l’accent sur le développement des circuits de proximité. C’est aussi, à terme, l’émergence d’une agriculture 2.0, connectée et technologique. Enfin, c’est une souveraineté agricole à retrouver, sur un territoire qui compte aujourd’hui 1,3 millions d’habitants pour 10 000 ha de surfaces agricoles.

Une ambition renouvelée en matière d’agriculture périurbaine

La signature de cette convention API représente un engagement de taille pour les partenaires signataires. Pour illustrer cela, Bruno Charles a tenu à rappeler quelques chiffres significatifs : « Aujourd’hui, 97% des denrées alimentaires consommées dans un rayon de 50 km autour de Lyon sont importées. Et dans le même temps, 98% des denrées alimentaires produites sur ce même territoire sont exportées. Il y a donc un énorme travail de relocalisation à effectuer ». D’autant que le changement climatique est d’ores et déjà en train de bouleverser l’équilibre de la Métropole de Lyon. À l’est de la ville, la nappe phréatique a par exemple baissé de 3m en quelques années et l’eau n’est aujourd’hui plus potable. De la théorie à la pratique, l’ensemble des signataires se sont ensuite retrouvés pour un atelier « Gestion des ressources et des matières » pour discuter de solutions innovantes et respectueuses de l’environnement. L’avenir passera sûrement par la valorisation de plateformes comme l’ASTEE, qui rassemble les services publics de l’eau et de l’environnement, ou encore de l’entreprise ValorHiz, experte dans le pilotage de projets de reconstruction des sols dans des secteurs post-industriels en périphérie des métropoles.

 

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