L’Italie a été fortement impactée par la Covid-19. Elle a mis en place un plan de relance de son économie, dont plusieurs chapitres sont consacrés aux thématiques environnementales et énergétiques, ce qui devrait garantir le dynamisme de l’activité dans ces secteurs sur la décennie à venir.

Le contexte est par ailleurs aggravé par la crise climatique, qui se fait durement sentir, avec des records de température moyenne annuelle. Dans le même temps, en 2022, les précipitations ont enregistré une baisse de 21% par rapport à l’année précédente.

Cela impacte fortement les secteurs de l’énergie et de l’environnement, tout particulièrement de l’eau, et nécessitera la mise en place de mesures et de programmes pour l’adaptation du pays aux risques climatiques et à la probable diminution de la ressource en eau.

Eau :

En 2021, la consommation moyenne par habitant était de plus de 236 l/hab. par jour, ce qui représente un niveau faible pour un pays industrialisé. Néanmoins, le taux de fuite dans les systèmes de distribution s’inscrit à un niveau élevé, à 42,2%, soit 3,4 Mds de mètres cubes perdus. La qualité du service de distribution de l’eau est perçue comme perfectible. Par ailleurs, en 2021, des mesures de rationnement dans la distribution de l’eau potable ont été mises en œuvre.

Déchets :

En 2022, la production nationale de déchets municipaux s’est établie à 29,6 M de tonnes, en hausse de 2,3% par rapport à 2021. Elle s’est élevée à 502 kg/hab, ce qui place l’Italie à un niveau élevé, en comparaison à d’autres pays industrialisés. Le coût national annuel de la gestion des déchets municipaux était de 194,5 EUR/hab. (185,6 en 2020).

Le pourcentage de collecte sélective est de 64 % de la production nationale. Les principaux déchets faisant l’objet d’une collecte sélective sont les déchets organiques, le papier / carton, le verre, le plastique et le métal. Le recyclage des déchets municipaux s’élève à 48,1 %, l’Italie s’étant fixée pour objectif de 55% à atteindre en 2025.

En 2020, la production de déchets médicaux a augmenté de 16 % par rapport à 2019. 232 000 tonnes de déchets médicaux ont été produites en Italie en 2020, dont environ 208 000 tonnes de déchets dangereux, la plupart étant produites dans les régions du nord (49 %).

Air :

En 2022, les valeurs limites annuelles pour les PM10 (40 µg/m³) et les PM2,5 (25 µg/m³) ont été respectées à l’échelle nationale (respectivement 99,6 % et 98,7 % des points de mesure), avec très peu d’exceptions localisées.

Energies renouvelables :

L’Italie se situe à la 3ème place en Europe pour la consommation totale d’énergie provenant d’EnR, derrière l’Allemagne et la France. Les EnR représentent 49,2% des capacités de production installées en Italie en 2022.

La capacité totale installée est de 61 GW en 2021. comprenant 22 GW hydroélectrique, 11 GW éolien, 25 GW photovoltaïque, 3 GW bioénergie (dont 1382 MW en biogaz) et 772 MW en géothermie.

L’Italie est le 4ème producteur mondial de biogaz agricole et est en croissance. La chaîne d’approvisionnement en biogaz et en biométhane peut couvrir entre 15 et 20 % de la demande en gaz de l’Italie.

Approuvé en 2019, le PNIEC – Plan national intégré pour l’énergie et le climat-   fixe des objectifs à horizon 2030 en matière d’efficacité énergétique, des sources renouvelables, de la réduction des émissions de CO2, de la sécurité énergétique, des interconnexions et du développement de la mobilité durable. Le PNIEC prévoie l’installation de parcs photovoltaïques pour un objectif de 52 GW et de parcs éoliens pour un objectif de 19,3 GW d’ici 2030.

L’hydrogène est considéré avec beaucoup d’intérêt et pourrait couvrir 25 % de la demande nationale d’énergie d’ici 2050. Les segments concernés sont les transports, le chauffage des bâtiments et les applications industrielles. Le PNRR alloue 3,64 Mds EUR à son développement.

Programme national de relance et de résilience :

Le PNRR a alloué 23,78 Mds EUR pour la mission « Transition écologique et mobilité », qui recouvre en particulier les investissements dans les secteurs de l’environnement et des énergies renouvelables.

La préservation des ressources et la gestion efficace et durable des services d’eau font partie des objectifs du PNRR italien. Le plan national de relance et de résilience alloue 4,4 Mds EUR d’investissements à la protection des ressources terrestres et hydriques pour assurer la sécurité, l’approvisionnement et la gestion durable de l’eau. Une autre de ses mesures vise la promotion d’installations innovantes et l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau dans les villes.

Le Plan national de gestion des déchets (PNGR 2022-2028) est l’une des réformes structurelles du PNRR, liée à la révolution verte et à la transition écologique. Le PNGR accompagne et soutient les deux investissements du PNRR : l’un de 1,5 Md EUR pour l’économie circulaire et l’autre de 600 M. Le PNRR vise à doter l’ensemble du pays d’un réseau homogène d’installations de traitement et de recyclage des déchets.

Le Programme National de Relance et de Résilience prévoit également des fonds pour l’amélioration des systèmes de recyclage des plastiques par le biais du recyclage mécanique et chimique dans des  » Plastic Hubs  » dédiés.

Côté énergie, ce sont 13,2 Mds EUR qui sont affectés au soutien au développement des sources renouvelables, des réseaux électriques intelligents et à l’hydrogène. Parmi les domaines d’intervention, figurent 4 mesures visant l’augmentation de la part des énergies renouvelables : le soutien au développement de l’agrovoltaïsme (1,1 Md EUR), l’objectif étant l’installation de 1,04 GW de capacité de production agrivoltaïque, aux communautés énergétiques dans les petites municipalités (2,2 Mds EUR), et le développement du biométhane (1,92 Md EUR).

Acteurs et concurrence :

La gestion des réseaux d’eau, des déchets et autres services environnementaux est pour la grande majorité détenue par des sociétés multiservices (sociétés qui fournissent deux ou plusieurs services publics tels que gestion des services intégrés de l’eau, traitement de l’eau potable, distribution et assainissement, collecte / traitement des déchets, distribution de gaz et/ou d’électricité, éclairage public, télécommunications, stationnement et transports urbains ou suburbains).

Il peut s’agir de sociétés publiques, à capital mixte ou entièrement privées. On retrouve ces sociétés dans toutes les grandes régions italiennes. Les principales sont : Gruppo HERA, GRUPPO CAP, IREN, A2A, ACEA, Acquevenete, Alperia, Gruppo Iren, Marche Multiservizi, Veritas e Viva Servizi.

Dans le domaine des énergies, l’acteur majeur est GSE – Gestionnaire des services énergétiques, une société détenue à 100 % par le ministère de l’économie et des finances et chargée de la promotion et du développement des sources d’énergie renouvelables et de l’efficacité énergétique.

 

Pour en savoir plus : Programmation Business France 

Lien de contact : Business France siège Italie 

 

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